Lamya Essemlali, née en 1979 à Gennevilliers (92), habite à Paris, militante écologiste et présidente de l’association Sea Shepherd France depuis 2008 #seashepherd

Lamya Essemlali (NH-DR)

Lamya Essemlali (NH-DR)

« J’ai toujours eu une sensibilité envers les animaux. Le point déterminant dans mon engagement a été la rencontre avec Paul Watson. Je me suis reconnue dans son discours, il met en mots et traduit en actes ce que je ressens. Mon plus beau souvenir est avec Sea Shepherd. C’était en Antarctique le jour de noël 2005. Nous étions à la recherche du baleinier japonais Yushin Maru. Il y avait une houle de 8 mètres de haut, le bateau nous fonçait dessus. Il fallait virer de bord pour l’éviter, Paul Watson nous disait ‘Non, on ne bouge pas. Si on bouge autant rentrer à la maison’. Les sirènes du Yushin Maru retentissaient pour nous faire bouger et on nous annonçait une collision dans deux minutes. On pensait que c’était terminé. A la dernière minute, le bateau a viré de bord, c’était incroyable ! Un peu d’angoisse, mais aucun regret. »

/Mon petit bonheur / « Il y a plein de petits bonheurs mais si je dois en choisir un, ce serait de passer du temps avec les gens que j’aime … Que ce soient des humains ou pas d’ailleurs. » ‪#‎mpb‬

/Ma plus grande préoccupation/ « Ma plus grande préoccupation serait d’essayer de ne pas me tromper de chemin. J’aimerais, en me retournant sur ma vie, me dire que globalement j’ai fait les bons choix. J’aimerais être en paix avec moi-même au moment de ‘ma sortie’. » ‪#‎mpgp‬

/Avant de mourir, je voudrais/ « Je me sentirais accomplie si j’ai le sentiment d’avoir joué ma part dans ce destin commun. Ce chemin est en construction, on verra où j’arriverai à la fin. » ‪#‎adm‬

/Message à faire passer/ « Il faut s’écouter. Essayer de vivre sa vie en adéquation avec ses convictions. Cela peut sembler simple comme ça mais très peu de gens le font et je pense que c’est à l’origine de beaucoup de névroses individuelles et collectives, on ne s’écoute pas assez. On est dans une société qui nous formate pour nous dire ce qui est bien pour nous ou pour la planète, qui nous fait croire que le bonheur c’est telle ou telle chose, alors que souvent, quand on y réfléchit, on a déjà tout. » ‪#‎mfp‬

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Portrait de Bruno Caliciuri dit Cali, né le 28 juin 1968 à Perpignan (66), auteur-compositeur-interprète #cali

Cali (NH-DR)

Cali (NH-DR)

« Il faut que je vous parle d’un seul événement ? C’est difficile, il y a un milliard de trucs. Mais il y a quelque chose qui a été très fort. C’était à l’orée de toute ma carrière, quand je faisais beaucoup de bals de village. Mon papa allait partir et on ne lui donnait plus qu’un mois à vivre. Il me demandait parfois : ‘Pourquoi tu fais ça ?’. Il ne m’avait jamais entendu chanter. Et un jour, avec mon orchestre, on est allé jouer dans mon village car j’y tenais. Mon père est venu me voir sur scène pour la première fois. Il s’est mis au fond de la place du village, fatigué, à m’écouter. Et puis à la pause, il est venu me voir, il m’a pris dans ses bras, il m’a embrassé et il m’a dit : ‘Ca y est, j’ai compris pourquoi tu fais ça, je suis ravi, très fier et c’est ça que tu dois faire !’. C’est comme si j’avais l’aval et l’adoubement pour la suite. Je dirais que c’est ça, oui. Lui était sur la fin de sa vie et devant moi s’ouvraient les portes de l’autoroute. Alors je pouvais partir, vers l’inconnu certes, mais avec l’adoubement de mon père. »

/Mon petit bonheur/ « Ça peut paraître banal mais on est souvent sur la route, à droite à gauche. On le sait quand on choisit de vivre cette histoire-là mais ce qui me rend complètement heureux, c’est quand je rentre à la maison. J’ai trois mômes et un petit bout de deux ans et j’ai l’impression qu’elle n’aime que moi. Elle est toujours agrippée à moi, elle m’adore et elle le dit à tout le monde. Donc le reste je m’en fous. Ça me fait du bien de retrouver la vraie vie. Je vis des choses extraordinaires, je suis heureux dans ce que je fais. Tous mes textes ne sont que les polaroïds de ma vie. Je n’ai jamais vu quelqu’un, jamais consulté. Ma thérapie, c’est d’écrire des chansons et de raconter tout ça. J’essaye de ne jamais m’autocensurer, de ne jamais mettre aucune limite à mes émotions. J’ai tellement menti dans ma vie, j’essaye de mentir le moins possible avec mes chansons. » ‪#‎mpb‬

/Ma plus grande préoccupation/ « Mes pensées, c’est en rapport avec ma musique mais aussi avec la vie. J’en reviens toujours à la même chose mais c’est important. Ce que je veux, c’est réussir à expliquer à mes enfants que ce n’était pas mieux avant. J’ai des souvenirs merveilleux mais aussi malheureux, comme tout le monde. Seulement, avant, tout allait beaucoup moins vite. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, quand un drame se déroule et qu’il se passe quelque chose de terrible à l’autre bout du monde, chaque foyer le sait la seconde d’après. On a donc l’impression qu’il y a plus de choses dramatiques qui arrivent aujourd’hui mais il faut leur expliquer que ce n’est pas vrai, qu’il y a toujours des belles choses et qu’il faut se raccrocher à ça, que ça vaut le coup de choper ces belles étincelles et de se dire qu’on a la chance de vivre quelque chose qui peut être magnifique. Et que ça dépend aussi de nous. » ‪#‎mpgp‬

/Avant de mourir, je voudrais/ « Alors d’abord, je voudrais monter sur le bateau d’Arnaud Boissières, par exemple, car le surnom de ce navigateur est Cali. Je ferais donc le tour du monde avec lui. Quand je reviens de cette croisière, Bruce Springsteen m’attend sur le quai et me demande de faire un duo avec lui. Alors, on fait le duo et quand on l’a fini, il y a David Bowie qui n’est pas loin, il y a aussi Mick Jagger. Ils me proposent : ‘Viens faire l’apéro avec nous’. Donc je vais prendre l’apéro avec eux. Après, je vais bientôt mourir et j’entends une voix qui me dit ‘approche, approche, je t’attends’. C’est Léo Ferré.
Voilà ce que je veux faire avant de mourir. Et puis aussi je veux braquer une banque. Juste pour l’adrénaline du braqueur. Parce qu’on a beaucoup d’adrénaline dans ce qu’on fait mais j’aimerais un jour connaître le truc de la peur. Débarquer et hurler : ‘Hauts les mains, la bourse ou la vie’. Le mec me donne tout et je m’enfuie en courant. Connaitre cette adrénaline-là, j’aimerais bien. » ‪#‎adm‬

/Message à faire passer/ « Wahou, si j’avais un micro qui était entendu par tout le monde ou si je devais pousser mon dernier cri, je dirais aux gens : ‘Ne faites jamais confiance à un cowboy’. Ne me demandez pas pourquoi mais j’aime bien cette phrase. Comme ça, quand les intellectuels la liront, ils penseront : ‘Wahou, quel esprit’. Et les autres diront : ‘Quel petit con’. »‪#‎mfp‬

/ACTU/
Dernier album « L’Âge d’or » sorti le 9 mars 2015

Retrouvez Cali en concert partout en France jusqu’au 25 juillet (http://www.infoconcert.com/artiste/cali-26941/concerts.html)

Notamment au Théâtre de Verdure à Nice le 24 avril 2015
http://www.calimusic.fr/

Lisa Spada, née à Paris (75), habite à Saint-Ouen (93), chanteuse soul, compositrice, interprète, auteure.

Lisa (NH-DR)

Lisa (NH-DR)

« Enfant, une chose qui peut paraître banale m’a marquée. Il s’agit des pochoirs de Nelson Mandela, tagués dans les rues. En dessous, il était écrit ‘Free Nelson Mandela’. J’étais assez jeune et je ne comprenais pas tout ce que je voyais dans les actualités, mais l’injustice faite à ces africains qui vivaient chez eux sans pouvoir être libres, sous un système d’apartheid, m’avait vraiment touchée. J’avais 7 ou 8 ans mais j’étais insurgée par ce qu’il se passait là-bas. J’ai aussi été confrontée à l’histoire de la Shoah et des camps de concentration. Ayant des origines juives, cela m’a aussi beaucoup influencée. Apprenant toutes ces choses, j’ai compris très tôt que le monde pouvait parfois être injuste. Aujourd’hui, je me positionne face à n’importe quel genre d’injustices et, dans ma musique, j’essaie de véhiculer un message de liberté. »

/Mon petit bonheur/ « Je suis heureuse quand je sais que les gens que j’aime se sentent bien. J’essaie de faire en sorte que mes proches se sentent du mieux possible. J’aime aussi les bonheurs simples, comme préparer un dîner pour des ami(e)s. Mon bonheur est très liée à l’idée de foyer. Il est plus tourné vers l’intérieur que vers l’extérieur. J’adore aussi lire un bon livre, découvrir une nouvelle série ou aller voir des peintures dans une expo. » ‪#‎mpb‬

/Ma plus grande préoccupation/ « Je désire construire un foyer dans le sens large du terme, c’est-à-dire une sorte de nid dans lequel je puisse me réfugier si ça ne va pas à l’extérieur. Mais je veux aussi me construire, m’épanouir et me réaliser en tant qu’artiste. Etant donné toutes les choses négatives qu’il se passe dans le monde à l’heure actuelle, j’aimerais aussi construire, à mon échelle, une sorte de bulle positive. Amener ma pierre à l’édifice pour un avenir meilleur. Professionnellement, je veux faire de mon mieux pour diffuser ma musique et mon univers avec le plus grand nombre. J’ai aussi un clip en préparation, de nouvelles idées qui me viennent etc., donc beaucoup de travail. » ‪#‎mpgp‬

/Avant de mourir, je voudrais/ « Créer une famille. Je veux voyager, découvrir le monde. Là, je pars au Cambodge et ça va être une expérience formidable. J’ai envie de jouer de la musique dans le monde entier, de partager des scènes avec toute sorte d’artistes. Je veux aussi m’épanouir en tant que femme et en tant que chanteuse car les deux sont très liés. » ‪#‎adm‬

/Un message à faire passer/ « Plus on a peur, moins on se tourne vers les autres et plus on se recroqueville sur soi et sur les idées préconçues qu’on peut avoir. On va imaginer le regard des autres, leurs intentions, on va se créer des peurs et du coup on se renferme. En faisant cela on se coupe du monde et de la vie tout simplement. Donc, si l’on pouvait s’ouvrir et mieux se connaître, on s’aimerait beaucoup plus et il y aurait davantage d’harmonie. Ça semble très simpliste mais c’est ma pensée et je vous la livre telle qu’elle est. » ‪#‎mfp‬

/ACTU/

Sortie le 13 avril du premier album de Lisa Spada : ‘Family Tree’.

Visitez son site internet http://www.lisaspada.com/ pour plus d’informations sur la chanteuse, ses concerts et son actu !

Brigitte, groupe français, né en 2008 – Chanteuse à deux têtes

Brigitte

Brigitte

« Un événement qui a marqué un tournant dans notre vie, c’est la première fois qu’on a passé une matinée ensemble à écrire et à chanter. Ça a été très fort. On a tout de suite senti l’alchimie, il y a eu une évidence qui s’est immédiatement inscrite, quelque chose de très spontané et joyeux. C’est à ce moment-là qu’on a senti un tournant dans notre vie, on a su qu’on était faite pour travailler, écrire, composer ensemble et chanter en harmonie. On est une vraie association, on s’aime, on aime ce que fait l’autre, on aime bosser ou imaginer des arrangements ensemble. On aime aussi produire. Il y a quelque chose de très naturel et évident, comme un couple qui marche bien. On aime mélanger les styles musicaux, les langages, l’argot et le châtié. On aime aussi la poésie et le fait de travailler sur les mélanges. »

/Mon petit bonheur/ « De s’être dit, lors de notre rencontre, qu’à partir de ce jour-là on avait plus rien à perdre. Qu’on pouvait faire tout ce dont on a toujours rêvé sans se fixer de limites. On a eu le sentiment que c’est à partir de là que quelque chose de bien s’est passé dans nos vies. Tout à coup, notre musique a été entendue. Tout à coup, elle a dégagé de l’intérêt de la part du public. Je crois que c’est quelque chose d’assez merveilleux. Ça a été une belle leçon pour nous. C’est important d’oser, de lâcher prise, de faire les choses pour le plaisir sans avoir peur, c’est notre leitmotiv, depuis toujours. Maintenant, plus ça va et plus on se pousse l’une l’autre. Plus on ose, plus on se jette à l’eau et plus on nage. »#mpb

/Ma plus grande préoccupation/ « On vient de commencer notre tournée donc on y pense beaucoup, forcément. On fait en sorte que le travail d’équipe avec nos musiciens et nos techniciens se passe du mieux possible. On s’entraîne vocalement, on est un peu comme deux sportives avant un marathon. On organise l’équipe, le fonctionnement, comment s’économiser, comment être capable d’être prêts pour être bons une fois le soir arrivé. Il y a toute une gymnastique qui est en train de se mettre en route, c’est très excitant. »#mpgp

/Avant de mourir, je voudrais/ « Et bien écoutez, je vais vous dire une chose, je pense qu’on fait tout comme si c’était la dernière fois. Je crois que c’est ça notre force. On a vraiment galéré avant de percer. A partir du moment où on a commencé et jusqu’à aujourd’hui, on fait tout ce qu’on aime. Plus aucun regret, jamais. » #adm

/Un message à faire passer/ « Aimons-nous, bordel ! » #mfp

/ACTU/

En concert dans toute la France depuis la semaine dernière et jusqu’au 21 novembre :www.infoconcert.com/artiste/brigitte-65662/concerts.html.

Notamment à Monaco le 04 avril (Salle du Canton) et à Marseille le 28 avril (Silo).

Découvrez l’un des titres de leur dernier album « A bouche que veux-tu » :https://www.youtube.com/watch?v=lbLMABnJ7Vc

Ou visitez leur site internet : http://www.brigitteofficiel.com

Pierre Perret, né le 9 juillet 1934 à Castelsarrasin (82), habite en Seine-et-Marne (77), auteur-compositeur-interprète

Pierre (NH-DR)

Pierre (NH-DR)

/ACTU/ Sortie d’un almanach ‘inhabituel est nourri d’un long chapelet de gourmandises littéraires. Les fleurons de cette luxuriante vitrine sont émaillés de « salivantes » recettes assorties aux saisons, de récits historiques déjantés, de multicolores anecdotes, de Pensées, de Maximes, d’Aphorismes, d’extraits de chansons ou de proverbes malicieux. Le jardinage, les fleurs, les prédictions ou les naïves croyances « Abracadabrantesques » y occupent également une place respectable. Bref, la musique que jouera le feuillage de cet arbre (du savoir !) sera divine aux oreilles de tous les curieux de « friandises verbales ». Aux éditions ‘Le Cherche Midi ».

PORTRAIT

« J’ai toujours tenu à ma liberté, à mon indépendance. Je suis un franc-tireur. Dans tout ce que j’ai entrepris j’ai toujours été assez seul, je n’ai jamais appartenu à aucune coterie, aucune école, aucune bande. Voilà, je crois que ce qui est caractéristique chez moi c’est la liberté de tout ce que j’ai pu entreprendre et, finalement, une certaine solitude qui m’a accompagné tout au long de mon parcours. »

/Mon petit bonheur/ « Je suis en train de finir l’écriture d’un almanach sur lequel je bosse depuis 3 ans et justement c’est une illustration de l’indépendance de ma création puisque j’y mets tout ce que je veux, tout ce que j’aime, tout ce que je déteste, tout ce que j’ai toujours voulu faire. Il y a 1000 citations dedans, de tous poils, toute provenance, amusantes, littéraires. C’est une espèce de jardin rhétorique qui me ressemble. Voilà, j’en ai bavé pendant trois ans mais ça m’a vraiment amusé de le faire, je suis content. Maintenant c’est fait et mon travail va partir à l’imprimerie dans quelques jours mais ça illustre assez ce que j’aime faire. J’ai en même temps des chansons pour un nouvel album qui sortira d’ici 2 à 3 ans. » #mpb

/Ma plus grande préoccupation/ « Je n’en ai pas, si ce n’est la création et le fait de continuer de faire exactement ce que j’ai envie de faire. Je crois que la chose à laquelle je tiens le plus depuis tout le temps, ça a été l’indépendance de ma création, de ma vie, de chanter quand j’ai envie, d’aller faire des concerts quand j’ai envie, d’écrire quand j’ai envie. J’y tiens beaucoup et pour moi la liberté commence là.» #mpgp

/Avant de mourir, je voudrais/ « Et bien d’abord, je ne mourrai pas alors c’est une question à la noix-de-coco là parce que moi je n’ai pas l’intention de mourir du tout ! » #adm

/Un message à faire passer/ « Il faut essayer de traverser la vie selon son cœur. Il faut essayer de ne pas perdre de temps à faire des choses qui vous emmerdent, de s’arranger pour pouvoir faire tout ce que votre cœur et votre tête vous dit, vous commande. Le reste, c’est du pipeau, c’est du temps perdu. Quand on peut arriver à traverser la vie en faisant quelque chose qui correspond à ce qui pourrait être une passion chez vous, il faut la vivre. Parce qu’on a qu’une vie. Personnellement, je pense que je ne me suis pas si mal démerdé pour ne pas perdre de temps justement, j’ai toujours fait exactement ce que j’avais envie de faire. J’ai vécu ma passion en écrivant de tout et en ayant des chansons, des livres qui me correspondent, qui sont tout à fait en symbiose, en adéquation avec la coloration de mes idées, de ce que je suis depuis tout le temps avec l’indépendance que ça représente et les risques que ça représente. Pour vivre de sa passion il faut prendre des risques. Je l’ai fait et je n’ai pas à me plaindre. » #mfp